PLAN DE RELANCE LOGEMENT: Les informations à connaître
Le 23 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté une nouvelle stratégie destinée à dynamiser la construction de logements neufs en France. Ce plan ambitieux vise la réalisation de 2 millions de logements d’ici 2030, ce qui représente un rythme annuel de 400 000 constructions.
Depuis quelques années, les professionnels de l’immobilier alertaient les pouvoirs publics sur l’urgence de faire du logement une priorité nationale. Le message semble avoir enfin été entendu. « Le logement figure parmi les crises majeures du pays et ne peut attendre l’échéance électorale de 2027 », a affirmé le Premier ministre. Les indicateurs actuels confirment en effet l’ampleur du problème : une baisse de 25 % de la construction neuve depuis 2022, près de 3 millions de ménages en attente d’un logement social, et une envolée des prix de l’immobilier, multipliés par plus de trois en vingt-cinq ans.
Face à cette situation préoccupante, l’exécutif a décidé de lancer un plan de grande envergure afin de relancer à la fois la construction et la rénovation de logements. Baptisé « Relance Logement », ce pacte a été cosigné par plusieurs acteurs majeurs du secteur, dont les représentants des promoteurs immobiliers, du bâtiment, de l’immobilier privé et du logement social.
Parmi les leviers mobilisés, le Gouvernement entend réorienter une partie de l’épargne des Français vers l’investissement locatif. L’objectif est de reconstituer une offre locative privée fragilisée par la disparition du dispositif Pinel et par la baisse de l’investissement des particuliers. Un nouveau mécanisme fiscal, prévu pour une durée de trois ans, encouragera l’achat de biens destinés à la location. Cette réforme du statut du bailleur privé pourrait permettre la création de 50 000 logements locatifs supplémentaires par an, avec une première évaluation programmée à l’automne 2026.
En parallèle, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit un renforcement significatif du soutien au logement social. Une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros sera attribuée à environ 700 bailleurs sociaux afin de financer de nouvelles constructions et la modernisation du parc existant.
Enfin, le Gouvernement souhaite agir sur un autre frein majeur : la complexité administrative. Une simplification des procédures d’urbanisme et des délais d’instruction est envisagée afin d’accélérer la mise en chantier des projets et de favoriser une réponse plus rapide à la crise du logement.